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La police genevoise montre l'exemple: elle est la 1e de Suisse à rouler avec de l'essence contenant 5% de bioéthanol. Une économie de 30'000 litres de benzine par an, soit 20'000 francs, et une diminution de 3% des émissions de CO2. La police roule vert depuis dix jours. Le Département des institutions a signé un contrat avec Alcosuisse, qui lui fournit à du biocarburant fabriqué avec des déchets verts, a déclaré vendredi son chef, le conseiller d'Etat Laurent Moutinot.
Au prix du jour, l'essence sans plomb coûtait 1,54 franc et celle au bioéthanol, 1,42 franc, a-t-il relevé. Pour le diesel, les prix étaient respectivement de 1,68 franc et 1,47. Les Chambres fédérales discutent actuellement d'une détaxe pour ces produits à base de biomasse, a ajouté Pierre Schaller, directeur d'Alcosuisse.
La police s'en tient pour l'instant à un pourcentage de 5% de bioéthanol incorporé dans son essence. Cette limite a été retenue car les constructeurs automobiles ne garantissent généralement leur moteur que pour des taxes ne dépassant par 5%. L'utilisation du bioéthanol s'inscrit dans une perspective plus large de sensibilisation des forces de l'ordre genevoises à l'écologie, a relevé pour sa part la cheffe de la police Monica Bonfanti. Les gendarmes suivent également un cours "ecodrive" qui permet d'économiser jusqu'à 10% d'essence en adaptant sa conduite. Dans un même but,la police formera par la suite des "ecocoachs".
En Suisse, quelque 150 stations, situées principalement dans l'Arc jurassien, fournissent du bioéthanol à ce jour, a précisé Pierre Schaller, d'Alcosuisse. Des discussions sont en cours à l'échelle européenne pour augmenter les proportions du bioéthanol dans l'essence. Moyennant 3000 francs de frais d'adapation, des véhciules peuvent déjà rouler avec 85% de bioéthanol, a-t-il relevé.